Florent Raveneau, un entrepreneur «humain » qui dénote dans un monde économique

Florent Raveneau nous ouvre les portes sur l’histoire de sa dernière société « Le Monoï », créée en juin 2013. Un vrai guide touristique à lui tout seul, il nous raconte son aventure tahitienne. Il nous explique comment son entreprise est née. Il nous en parle avec passion en nous livrant sa philosophie entrepreneuriale.

Florent RaveneauUne rencontre du troisième type dans le monde de l’entreprise

Son histoire commence sur un marché tahitien. En mai 2013, il rejoint son frère, militaire de carrière, basé à Tahiti, pour des vacances familiales. Il tombe rapidement sous le charme de l’île et de ses habitants. Quelques heures à peine après son arrivée, un homme l’interpelle sur un marché et dit être l’ancien « médecin » de l’ex-président de la Polynésie Française, Gaston Flosse. Sur place, l’homme lui masse le dos en appliquant des huiles et dit à Florent qu’il lui a descellé des problèmes de santé. La précision dont fait preuve ce rebouteux le surprend. Florent croit dans un premier temps à une plaisanterie de la part de son frère, une sorte de caméra cachée. En effet, il vient en vacances avec sa trousse à pharmacie, sa canne et un déplacement de vertèbres, dont trois de tassées. Après la manipulation de ce « médecin » local, il souffre pendant deux jours. Cependant au troisième jour, tous ses problèmes de santé disparaissent. Pourtant en Métropole, les spécialistes qu’il avait rencontrés, lui avaient annoncé que l’opération était inévitable. Au mois d’août, il fait un IRM qui confirme sa guérison. Pour Florent, ce résultat est du aux croisements des médecines, asiatique et océanique. En effet, une forte population chinoise est présente sur la région. Aujourd’hui, perdure encore des traitements en dehors des sentiers battus de la médecine occidentale.

 « J’ai trouvé mon pays »

Il reconnait sans hésitation être tombé amoureux de Tahiti. Selon lui, nous vivons dans un monde compliqué. Les personnes sont dans le « chacun pour soi » et le côté humain à tendance à se perdre. L’émotion le gagne lorsqu’il parle de son histoire. Les contacts avec la population locale et le médecin qui lui a « sauvé » le dos, lui montrent que la population donne de l’amour et qu’elle est prête à partager avec les autres. Comme l’anecdote du pécheur rencontré sur une plage, qui voulait lui apprendre à pécher. Il reconnait que ce paysage de rêve avec cette eau turquoise, apporte une plus value à l’humain. Il a reconnu dans ce pays une philosophie qui lui ressemble, comme il le dit si bien « se sont des gens qui donnent avant de recevoir ».

Le monoï, une tradition ancestrale qui surf sur la vague du bien être

Le Monoï existe depuis des millénaires, il fait parti de la tradition. Les enfants dès leur plus jeune âge en sont badigeonnés pour leur apporter une couche protectrice. Les femmes l’utilisent pour l’appliquer comme masque sur les cheveux. Les produits sont faits à Tahiti et sont 100% naturel. Le monoï de Tahiti avec son appellation contrôlée atteste de sa provenance. Pour nous montrer la différence entre le contenu de son monoï et celui trouvé dans les grandes enseignes de magasin, nous faisons un test de comparaison sur les ingrédients qui composent les produits. Nous prenons donc deux produits, l’un acheté dans une grande marque de cosmétique et l’autre vendu par Florent. Pour le lait du magasin, la valeur de tiaré gardenia est de 0,3% et dans celui en provenance de Tahiti de 2 %. Le meilleur moyen de reconnaitre un véritable Monoï d’un autre, comme le précise Florent, « il faut qu’il se fige en dessous de 23° ».Il se compose de l’extraction de la coco avec de l’ajout de fleur de tiaré, récoltée sur les frangipaniers. Ensuite, les autres ajouts dépendent des bienfaits attendus – l’ylang-ylang apporterait des vertus aphrodisiaques – Le tamanu permettrait de régler les problèmes de peaux, avec un effet réparateur. Même si les produits au Monoï sentent bon, suivant les ajouts, le produit peut avoir une odeur moins agréable. Si nous prenons l’exemple du tamanu avec ses bienfaits réparateur, son odeur est très prononcée, elle fait penser à celle de la racine ou à de l’huile de noix – « quand tu achètes du vrai monoï, ce n’est pas la senteur que tu recherches, mais des effets » précise Florent.

Du plaisir à la vente, de la vente au plaisir

Florent est un homme moderne qui prend soin de lui dans une démarche de plaisir personnel. C’est pourquoi, il visite sur l’île le laboratoire du Monoï Tiki qui existe depuis les années 20. Il reviendra en France avec une dizaine de kilos de produits, pour sa consommation personnelle mais aussi pour les offrir à ses proches et amis. Face à leurs réactions positives, il réalise qu’il faut qu’il transmette les valeurs que cette île lui a montrées.

Il cherche alors des distributeurs en France de ces mêmes produits. Il ne trouve qu’un point de vente à Paris. Alors, il crée dans la foulée, la société « le monoï » en SS avec sa femme.

De temps en temps, il fait des opérations chez des partenaires en lien avec le monde du bien être, qui sont davantage des amis pour lui. Comme il le dit « en étant patron, il ne faut pas tomber dans la caricature du patron en costume, cravate ». C’est pourquoi, Il se déplace avec sa mallette de produits et « sa casquette, sa chemise hibiscus, ses lunette noire ».

De plus, Il a récupéré 4 graines de frangipanier de l’île, qu’il fait pousser. Le frangipanier est une plante qui s’habitue bien à notre climat jusqu’ 5 degrés et en hiver elle a tendance à hiberner. Dans un pot elle peut monter jusqu’à 2 mètres, et en extérieur jusqu’à à 8 mètres. Le but étant pour Florent de récolter ensuite les graines de ses propres frangipaniers et de les offrir dans les commandes de ses clients, pour le « petit clin d’œil » dit-il en souriant. Il espère que les personnes qui recevront cette graine, la feront pousser à leur tour. Et peut-être, un jour, nous croiserons des gens dans la rue avec une fleur de tiaré à l’oreille. Et mieux qu’un club de rencontre, si vous les croisez sur votre chemin avec la fleur sur le coté gauche, il faudra comprendre que cette personne est mariée, et sur le côté droit, cela signifiera « je suis libre ».

Bientôt deux ans d’existance, quelle perspective de développement ?

Pour lui, se développer n’est pas une fin en soi, il veut faire découvrir les produits et sensibiliser les gens, en achetant des « vrais » produits. « Je ne veux pas d’une usine à gaz » annonce-t-il. Ce n’est pas l’opportunité financière qu’il recherche mais celui de partager un plaisir.

A chaque fois qu’il se fait soigner, une société voit le jour

A chaque fois qu’on lui « sauve » sa santé, il crée une entreprise. Comme il nous le dit, il aime faire profiter les autres de ses trouvailles.

Suite à un accident en moto en 1992, il a un rachis qui a monté et perd naturellement ses dents. Après avoir mis des bridges qui n’ont pas tenus, il consulte un dentiste de sa région. Il lui annonce qu’il doit retirer onze dents. Il l’informe que le tarif s’élève de 2500 à 3000 euros par dent. Il trouve le montant exorbitant. Sa nièce lui fait savoir qu’elle connaît un dentiste à Budapest. Le devis que lui fait le cabinet dentaire hongrois s’élève à 10 000 euros. Il voit son budget « dents » diviser par deux. Soit, pour une dent en France à 2 500 euros, elle n’en vaut plus que 700 euros en Hongrie.

Le montant du devis prend en compte l’ensemble des coups de l’intervention, inclus les frais annexes. La formule intègre également un entretien tous les 2 ans avec détartrage et radios. Comme la Hongrie est un pays Européen, les remboursements sont autorisés, soit plus de la moitié prise en charge par la sécurité sociale et la mutuelle.

 « Au-delà de l’attrais tarifaire, ils ont de l’empathie et ne vous cache pas les informations » comme nous précise Florent. Aujourd’hui, cinq personnes ont pu bénéficier des services de sa société « Smile again » qu’il a créée pour accompagner les personnes souhaitant obtenir ces prestations. Il les suit et les met en relation avec le cabinet du dentaire. Toutefois, il recommande qu’un rendez-vous chez un dentiste en France soit fait avant le déplacement à Budapest, pour que les clients réalisent les différences et les « contradictions », entre les tarifs, les interventions et les traitements.

« Ma vie est liée aux gens, mais pas par hasard »

En étant son propre patron, il a désormais le sentiment de servir à quelque chose pour les gens, ce qu’il ne ressentait pas avant en tant qu’employé. Ce qu’il ne pouvait pas faire dans une société ne lui appartenant pas, il peut le faire dans la sienne. Il vend son nom avant celle de son entreprise. Sur les 400 clients qu’il a côtoyés, dans le cadre de son activité principale, celle de sa société d’informatique, seulement quatre clients ont du lui faire défaut. Un résultat humain qui reste important selon lui.

Alors aujourd’hui, même si sa réussite n’est pas à titre financière, elle l’est en lien social. Il dit se nourrir des autres et que pour lui «ça vaut tous les trésors du monde ». Florent Raveneau dit avoir atteint un niveau de « zen attitude ».

Site internet :
http://www.lemonoi.fr
http://www.webinforave.fr

Le test de la rédaction :

Nous avons testé les produits. Nous vous conseillons le produit assouplissant pour une fraicheur et une senteur de votre linge. Mais notre coup de cœur de sportif va pour le tamanu (malgré son odeur !). Il a répondu à nos attentes et au confort de nos pieds.

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