Culture : L’écrivain icaunais D.L. Scott va réaliser son premier film

L’écrivain D.L. Scott se lance dans la réalisation. Après ses deux livres, “The Juke box” et “I want to believe in”, inspiré des œuvres de Stephen King, il écrit son premier scénario. Un film qui devrait voir le jour en 2017.

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Mais avant, un scénario à revoir

En 2008, il commence le scénario de « Ich bin journalist » qui devient aujourd’hui « Je suis Léon, journaliste de guerre », faisant référence au tristement célèbre « je suis Charlie ». Un texte qu’il va reprendre cet été, suite aux retours de la scripte Rachel Goldenberg.

« Elle s’est arraché les cheveux ! » plaisante D.L. Scott. Une structure trop technique qui manque d’échange pour que vive les personnages de l’histoire. Il prend en compte les remarques pour réécrire le scénario. Une réadaptation nécessaire pour donner plus de fluidité au récit. Deux mois seront nécessaires pour faire ce travail.

De l’amateur au professionnel

Dans un premier temps, il lui a fallu faire un premier tournage en amateur. Une courte vidéo qui a fait réagir les réseaux sociaux. De nombreuses réactions positives devenues un élément déclencheur pour D.L Scott, il se lance alors dans l’aventure. En 2012, il fait plusieurs copies qu’il envoie dans les maisons de production. La première à réagir fut la chaîne ARTE. « Ils sont intéressés par un préachat. Ils n’attendent plus que la version professionnelle ». Une réponse qui motive le réalisateur dans son projet.

D.L. Scott – juillet 2016

Un réalisateur est né

Des stages en audio-visuel en Normandie lui ont permis d’avoir une approche technique. Un autodidacte qui apprend sur le tas. En regardant les différents sites internet de son équipe il a pu voir tout le matériel exploitable.

Fin 2015, grâce au réseau NAWAK Spectacle, site dédié pour les artistes et les techniciens du cinéma, il constitue sa liste d’acteurs. Un grand nombre d’acteur sont trouvés. Le film sera une production Franco-Allemande avec des acteurs allemands.

Entre temps il se met en relation avec le bureau d’accueil des tournages en Bourgogne basé à Avallon. Une collaboration permettant d’avoir des contacts avec une équipe technique basée à Nevers pour les équipements de production, rail pour les travellings, les grues pour les plans en hauteur…

Les personnes en charges des artifices joueront le rôle de producteur délégué, différent du directeur exécutif. Ils auront en charge la partie administrative et organisation.

Une campagne de sponsoring

Pour réaliser son premier film, D.L. Scott a besoin de financement. Pas loin de 80.000 euros seront nécessaires pour sa réalisation voit le jour. Une première approche est faite avec le site de participation kisskissbangbang. Mais il reçoit un refus. Le montant de la demande de création à l’appel au don est estimé trop élevé. D.L. Scott réfute cette excuse. « Il y a des montants bien plus grands sur leur site que celui que je demande »s’insurge le réalisateur.

Du coup, que cela ne tienne, il va lancer son appel à projet sur la plateforme Ulule à partir de Septembre.

Le montant tient compte des cachets des acteurs professionnels et des figurants, la partie technique et l’aspect alimentaire qui s’élève à 9.000 euros pour les deux semaines de tournage.

L’objectif annoncé est de récolter le budget pour le premier semestre 2017. Le tournage quant à lui aura lieu au printemps.

Le réalisateur ira également à la rencontre des potentiels partenaires et des différentes structures pour obtenir également des subventions.

Une société de production

Pour le sponsoring il faut une entité juridique fixe. « Scorpion Fish Média » sera cette entité pour la production. « Je voulais casser cet amateurisme pour passer du côté professionnel. Je veux en faire mon métier ».


AFFfilmCOURTPolémique pour pas grand chose

Une première affiche avec une croix gammée qui ne plait pas. Pourtant, elle mettait en avant la période de l’histoire. « Le titre est un visuel qui met le ton au film. Mais apparemment, cela a été mal interprété ». Les gens l’ont accusé de faire de la propagande. Titre et visuel trop accrocheurs, D.L. Scott s’est rangé aux premières réactions.

Synopsis

Le court-métrage retracera l’histoire du journaliste de guerre Léon Graber, personnage de fiction pendant la seconde guerre mondiale. Il se fait arrêter avec un appareil photo qui contient des photos compromettantes pour lui et la résistante. S’installe alors un huis clos. « Le prédateur peut devenir la proie et inversement », explique le réalisateur.

Un touche-à-tout

D.L Scott travaille également pour la préparation d’un festival country à Charbuy, attendu à 2.000 personnes et à un projet documentaire intitulé « De l’espoir dans les veines ». Mais aussi un recueil de nouvelles publiées sur son blog. La dernière en date, « KUCHISAKE ONNA », une légende urbaine japonaise, qui nous a laissé sur notre faim.

Il dit se fixer six projets par an. «J’aime me donner des objectifs. Je suis un accro du travail ». « La première envie que j’ai le matin en me levant c’est d’écrire et de faire rêver les gens ».

http://scottartvision.blogspot.fr

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